lundi 15 octobre 2012

Immigration, étape 2.


Salut tout le monde,

Aujourd’hui, second article sur mes démarches d’immigration.

Le test de français ou TEF s’est bien déroulé le 28 septembre dernier. Je suis arrivé à 9h dans un des centres qui font passer l’examen.

Tout se déroule par ordinateur, en gros c’est un test de compréhension écrite et orale. Côté expression… rien. À croire que les mailles du filet d’Immigration Québec ne sont pas aussi fines qu’il n’y paraît au premier abord. Ok, première faille du système décelée.

Le test en lui-même n’est pas bien difficile pour une personne familiarisée avec sa langue, c'est-à-dire qui a pris le temps de suivre ses cours de français au lieu de se lancer des boulettes de papier mâché pendant les heures de classe pour tuer le temps.

Le niveau est assez élevé, que ce soit en orthographe ou en grammaire/conjugaison. Je n’ai pas eu de difficulté particulière, mais je suis intimement persuadé qu’un adepte du SMS aura de grandes difficultés.

J’avais peur au début d’être corrigé par une personne au niveau moyen. Faux : le test est parisien, il vient de Paris, est expédié à Paris pour correction. Certaines questions ont d’ailleurs un goût étrangement métropolitain : clichés sur la campagne, sur le niveau intellectuel de la province… j’en passe et des meilleures. Bref, on s’en fout, ce qui est fait est fait, et n’est plus à refaire.

Prochaine étape de l’immigration : l’envoi du dossier pour le Certificat de Sélection du Québec. Il faut :

-         imprimer des tonnes de papiers et les faire certifier conformes ;
-         fournir une myriade de justificatifs servant à déterminer notre niveau et notre volonté d’immigrer ;
-         PAYER les frais de dossier. Qui, tenez-vous bien, sont passés de 200 dollars il y a cinq ans à 750 dollars en… avril dernier. Oui, je n’ai pas de chance, c’est la vie, etc.

Un gros travail administratif s’annonce. Le délai moyen de traitement du CSQ est de cinq mois… je vous laisse calculer les niveaux de stress et d’angoisse afférents.

La suite… au prochain épisode ;-)

mardi 2 octobre 2012

Pêche d'automne :-)


Et voilà, première sortie sous les belles couleurs orangées des érables.

Nous sommes sortis sur notre plan d'eau, samedi dernier. 

Au total, la pêche étant moyenne, on comptabilise une vingtaine de prises à deux dont 15 pour lui (j'ai pris une raclée :D ). J'avais pas le feeling ni le pattern, mais j'ai tout de même réussi à toucher quelques beaux poissons. 

Sa plus belle prise avoisine les 4 livres et mon plus beau poisson atteindra à peine 3 livres et 3 onces. Je sais, ça vous perd ces unités de mesure américaines, mais elles donnent une petite touche d'authenticité à ces reportages pseudo-québécois. ;-)

En prime, vous avez droit à quelques photos de la saison des couleurs qui débute à peine ici au Québec... Magnifique. Avec les lunettes polarisantes, j'ai vraiment été bluffé...




La bise de l'autre côté de la Flaque !

lundi 24 septembre 2012


Petit compte-rendu de mes deux sorties de ce weekend.

Trop de vent, alors on s'est rabattus sur une pêche de bordure, sur la Rivière Châteauguay, au Sud de Montréal, et sur la Rivière des Prairies, le tronçon Nord du Saint-Laurent qui borde l'île de Montréal.

La première sortie a été très dure pour moi, j'ai perdu beaucoup de matériel et je n'ai pas ressenti le déclic salvateur tant attendu. J'ai raté plusieurs dorés, j'ai vu quelques poissons-castors percer la surface à la recherche d'une goulée d'air sous une pluie battante. Heureusement, le soleil a percé en fin d'après-midi alors que j'étais complètement trempé. Je tiens d'ailleurs à remercier mon fidèle chapeau de cuir qui m'a protégé le crâne pendant toute la partie de pêche :-D.

Dans mon esprit d'européen bien formaté, le brochet a bien plus de valeur que l'achigan, et je me suis acharné pour en prendre. Pourtant, rien, pas de brochet en vue. Enfin bon, ce n'est que partie remise (pour le maskinongé aussi).

J'aurai la chance de piquer par erreur un esturgeon, le premier de ma carrière. Il faisait environ 90 centimètres. Les photos sont à venir pour ce gaillard. Une vidéo aussi, si la qualité n'est pas trop pourrie pour la mettre en ligne.

Samedi donc, pas de bol. Dimanche, la pêche fut plus fructueuse. Un petit brochet, et trois dorés pas trop gros. Ci-contre, une photo du bestiau. 46 centimètres ça commence à être beau pour le doré, souvent affecté par le nanisme.

Je vous laisse aussi un gros plan des dents de l'animal : je me suis ouvert les doigts dessus, elles sont bien plus tranchantes que celles du sandre. Un jour peut-être, j'arriverai à saisir ce poisson correctement, sans me blesser au passage. Jean-François m'a montré comment le tenir sans se faire mal et sans lui faire plus de mal que nécessaire. Un grand merci à lui d'ailleurs, si un jour il passe par là. S'il n'était pas aussi mordu de pêche, je n'aurais jamais découvert la campagne québécoise.

Prochain compte-rendu à venir, restez branchés :-).


lundi 17 septembre 2012

Immigration, étape 1


Salut à tous !

Toujours pas fait le moindre article sur la pêche, alors que c’est peut-être un de mes loisirs les plus prenants. À croire que j’ai conscience que ça ne plaît pas au plus grand nombre…

C’est surtout que je n’ai pas d’appareil photo digne de ce nom, et ça m’emmerde profondément. Mais je vais y remédier.

Aujourd’hui, quelques nouvelles de mon statut d’immigré (ou de futur immigré).

Pour résumer dans les grandes lignes, il me faut deux sésames pour devenir Résident Permanent Canadien. Il faut l’aval de la province dans laquelle on veut s’installer, puis l’aval du gouvernement canadien. Une étape provinciale, et une étape fédérale.

Mercredi dernier, le 12 septembre, je fêtais mes six mois de travail chez Les Vilains Garçons. C’est un point important, vous allez comprendre pourquoi.

L’étape provinciale, le CSQ, ou Certificat de Sélection du Québec, est attribué en fonction d’un certain barème. Des points sont accordés pour diverses catégories. On y trouve d’une façon non exhaustive le niveau d’études, le métier pratiqué, l’expérience sur le sol québécois, les langues pratiquées et leur niveau.

Pour ma part, je n’avais d’autre choix que d’attendre six mois d’expérience pour faire ma demande. J’étais trop juste au niveau des points. Je vais donc chercher les points là où ils se trouvent, et là où j’ai des atouts.

Voilà pourquoi j’ai passé le CELPIP (Canadian English Language Proficiency Index Program). Pour avoir un certain nombre de points en anglais, et pour prouver ma maîtrise de la langue.

Le test s’est bien passé, j’attends les résultats dans deux semaines. Si j’avais dû refaire quelque chose dans l’intervalle, j’aurais choisi de ne pas être aussi perfectionniste sur la partie expression orale. J’ai été jusqu’à écrire la moindre de mes réponses avant de la dire, et j’ai raté la dernière question à cause de ça, le temps s'étant écoulé avant que je puisse m’en occuper. Pour la partie écrite, j'ai fini une heure avant la fin, et j'ai clairement vu quels étaient mes points faibles et mes points forts en anglais. J'aurais dû me faire plus confiance à l'oral.

Le 28 septembre prochain, ce sera la date de mon prochain test, à savoir celui de français. Ensuite, une fois les résultats obtenus, il faudra lancer la demande de CSQ.

Nous n’y sommes pas encore, mais les choses sont lancées et c’est très agréable de les voir enfin avancer.

Bises à tous,

Louis.

mercredi 25 juillet 2012

Être, ou Avoir


Bonjour à tous.

Encore un message à caractère pseudo politique, une philosophie de comptoir mal dégrossie, me direz-vous. Vous avez raison, l’étalage de ma réflexion se veut simple, non-élitiste.

Par là même, j’entends discuter, au lieu de me réfugier dans des sphères inaccessibles. Je me fais comprendre et je m’ouvre, au lieu de me refermer sur ma réflexion. Le blog est un outil libérateur dans le sens où il me permet de structurer mon analyse, au lieu de la laisser croupir dans un recoin de mon cerveau.

Aujourd’hui, se pose une question fondamentale dans mon choix de société. J'ai quitté pour un temps une société rongée par l’envie, l’amertume et le rejet des différences. Comme on le dit si bien, l’herbe n’est pas plus verte ailleurs. Le Québec possède ses propres affres, il se veut multiculturel mais cède aux sirènes des préjugés (souvent). Il souffre de son manque d’éducation (comment l’être non éduqué peut-il comprendre la valeur de l’éducation, puisque les outils même de compréhension et de recul lui font défaut ?).

Tout est affaire de caricature, y compris l’expression des idées. J'y succombe même, je plonge dans la caricature du troll, cédant au plus grand nombre, à la quantité contre la qualité. 
La polarisation des derniers débats d’idées en est le reflet : soit on est communiste/anarchiste/révolutionnaire/soviétique, soit on est capitaliste/riche/sans cœur. Il ne semble pas y avoir d’entre-deux. Pour le paysage politique, c’est pareil : ou on soutient le fédéral, ou on soutient l’indépendance du Québec.

Je ne suis pas communiste. Je ne suis absolument pas capitaliste. Je ne suis pas pour l’indépendance du Québec et l’abandon du multiculturalisme. Je suis contre la hausse des frais de scolarité des universités. Je m’insurge contre la vente de la culture et de l’éducation comme s’il s’agissait de produits quantifiables à l’impact limité.

La véritable question à laquelle je réponds par le biais de cet article, c’est celle du choix de vie.

La réflexion s’impose, car le Québec, outre sa langue, est marqué par un mode de vie à l’américaine, la consommation à outrance, l’abandon de toute retenue. Ce n’est pas au Québec de changer pourtant, mais à moi de m’adapter pour réussir à y vivre.

Pourtant, le choix est fait. Entre Être et Avoir, je choisis d’Être. Deux notions qui se recoupent. On en fait l’exposé sur le lien suivant :


En fait, je n’ai pas envie d’Être. Je voudrais juste trouver du sens. Il y a des gens qui y passent leur vie, d’autres qui se contentent d’Avoir. Je ne veux pas qu’Avoir, finalement, je voudrais savoir pourquoi, comment, à quelles fins.

Ma vraie problématique, c’est de réussir à Être, dans une société façonnée par l’Avoir.