lundi 17 septembre 2012

Immigration, étape 1


Salut à tous !

Toujours pas fait le moindre article sur la pêche, alors que c’est peut-être un de mes loisirs les plus prenants. À croire que j’ai conscience que ça ne plaît pas au plus grand nombre…

C’est surtout que je n’ai pas d’appareil photo digne de ce nom, et ça m’emmerde profondément. Mais je vais y remédier.

Aujourd’hui, quelques nouvelles de mon statut d’immigré (ou de futur immigré).

Pour résumer dans les grandes lignes, il me faut deux sésames pour devenir Résident Permanent Canadien. Il faut l’aval de la province dans laquelle on veut s’installer, puis l’aval du gouvernement canadien. Une étape provinciale, et une étape fédérale.

Mercredi dernier, le 12 septembre, je fêtais mes six mois de travail chez Les Vilains Garçons. C’est un point important, vous allez comprendre pourquoi.

L’étape provinciale, le CSQ, ou Certificat de Sélection du Québec, est attribué en fonction d’un certain barème. Des points sont accordés pour diverses catégories. On y trouve d’une façon non exhaustive le niveau d’études, le métier pratiqué, l’expérience sur le sol québécois, les langues pratiquées et leur niveau.

Pour ma part, je n’avais d’autre choix que d’attendre six mois d’expérience pour faire ma demande. J’étais trop juste au niveau des points. Je vais donc chercher les points là où ils se trouvent, et là où j’ai des atouts.

Voilà pourquoi j’ai passé le CELPIP (Canadian English Language Proficiency Index Program). Pour avoir un certain nombre de points en anglais, et pour prouver ma maîtrise de la langue.

Le test s’est bien passé, j’attends les résultats dans deux semaines. Si j’avais dû refaire quelque chose dans l’intervalle, j’aurais choisi de ne pas être aussi perfectionniste sur la partie expression orale. J’ai été jusqu’à écrire la moindre de mes réponses avant de la dire, et j’ai raté la dernière question à cause de ça, le temps s'étant écoulé avant que je puisse m’en occuper. Pour la partie écrite, j'ai fini une heure avant la fin, et j'ai clairement vu quels étaient mes points faibles et mes points forts en anglais. J'aurais dû me faire plus confiance à l'oral.

Le 28 septembre prochain, ce sera la date de mon prochain test, à savoir celui de français. Ensuite, une fois les résultats obtenus, il faudra lancer la demande de CSQ.

Nous n’y sommes pas encore, mais les choses sont lancées et c’est très agréable de les voir enfin avancer.

Bises à tous,

Louis.

mercredi 25 juillet 2012

Être, ou Avoir


Bonjour à tous.

Encore un message à caractère pseudo politique, une philosophie de comptoir mal dégrossie, me direz-vous. Vous avez raison, l’étalage de ma réflexion se veut simple, non-élitiste.

Par là même, j’entends discuter, au lieu de me réfugier dans des sphères inaccessibles. Je me fais comprendre et je m’ouvre, au lieu de me refermer sur ma réflexion. Le blog est un outil libérateur dans le sens où il me permet de structurer mon analyse, au lieu de la laisser croupir dans un recoin de mon cerveau.

Aujourd’hui, se pose une question fondamentale dans mon choix de société. J'ai quitté pour un temps une société rongée par l’envie, l’amertume et le rejet des différences. Comme on le dit si bien, l’herbe n’est pas plus verte ailleurs. Le Québec possède ses propres affres, il se veut multiculturel mais cède aux sirènes des préjugés (souvent). Il souffre de son manque d’éducation (comment l’être non éduqué peut-il comprendre la valeur de l’éducation, puisque les outils même de compréhension et de recul lui font défaut ?).

Tout est affaire de caricature, y compris l’expression des idées. J'y succombe même, je plonge dans la caricature du troll, cédant au plus grand nombre, à la quantité contre la qualité. 
La polarisation des derniers débats d’idées en est le reflet : soit on est communiste/anarchiste/révolutionnaire/soviétique, soit on est capitaliste/riche/sans cœur. Il ne semble pas y avoir d’entre-deux. Pour le paysage politique, c’est pareil : ou on soutient le fédéral, ou on soutient l’indépendance du Québec.

Je ne suis pas communiste. Je ne suis absolument pas capitaliste. Je ne suis pas pour l’indépendance du Québec et l’abandon du multiculturalisme. Je suis contre la hausse des frais de scolarité des universités. Je m’insurge contre la vente de la culture et de l’éducation comme s’il s’agissait de produits quantifiables à l’impact limité.

La véritable question à laquelle je réponds par le biais de cet article, c’est celle du choix de vie.

La réflexion s’impose, car le Québec, outre sa langue, est marqué par un mode de vie à l’américaine, la consommation à outrance, l’abandon de toute retenue. Ce n’est pas au Québec de changer pourtant, mais à moi de m’adapter pour réussir à y vivre.

Pourtant, le choix est fait. Entre Être et Avoir, je choisis d’Être. Deux notions qui se recoupent. On en fait l’exposé sur le lien suivant :


En fait, je n’ai pas envie d’Être. Je voudrais juste trouver du sens. Il y a des gens qui y passent leur vie, d’autres qui se contentent d’Avoir. Je ne veux pas qu’Avoir, finalement, je voudrais savoir pourquoi, comment, à quelles fins.

Ma vraie problématique, c’est de réussir à Être, dans une société façonnée par l’Avoir.

mardi 5 juin 2012

T'es ridicule !


Dixit un col blanc dans ma rue, regard porté sur le tintamarre des voisins, sur leurs balcons en train de mettre une fessée à leurs casseroles (oui, j'en suis).


"Vous êtes ridicules". Et de joindre le geste à la parole, majeur levé. Eh bien, jusqu'à preuve du contraire, le ridicule ne tue pas. 


L'indifférence, par contre... ^.^

Je suis con, par raison. Je vis dans une vieille cité, construite en vieux béton. J’ai pas d’envies, pas d’argent, je rêve de pognon…

J’envie le con du couplet d'avant de cette chanson !

Moi je suis pourri, par envie ! Le jour où j’touche le pactole j’oublierai mes amis !

Je rêve d’avoir du bol, de gagner au Juste Prix (contextuel : d'aller au Grand Prix !), mais jamais je porte une banderole jamais je pousse un cri !

Alors voilà, sous des habits provocateurs, le voilà le fond de ma pensée. Je suis installé dans ma petite vie de travailleur peinard, je ne croule pas sous les soucis d’argent puisque je gagne ma vie. Mais non, je ne me contente pas de gagner, dépenser, dormir, manger, refaire la même boucle encore et encore.

Indignez-vous, qu’ils disaient ! Évidemment cher amis, que je sais que cette démarche frise le ridicule, que je brasse de l’air ! Oui, ce sont des combats futiles, pour lesquels vous ne sortiriez pas de votre « home sweet home » !

Plus sérieusement, entre :

-          celui qui s’insurge chaque jour, quitte à se couvrir de ridicule ;

et :

-          le passif qui avale toutes les couleuvres qu’on lui propose, bouche grande ouverte sans broncher ;

De ces deux caricatures, laquelle est la pire ?

Eh bien, j’ai choisi !

lundi 4 juin 2012

Je n'aime pas le tourisme


Je n’aime pas le tourisme.

Non, je ne l’aime pas. Je ne trouve rien d’extraordinaire à New York, si ce n’est poser quelque part dans une ruelle, et dire : j’y étais. Publier une photo sur Facebook, et puis oublier ensuite, empiler un souvenir dans un album qui sent le renfermé et la poussière. Voyager juste pour dire aux autres qu'on voyage.

Je n’aime pas la version conventionnelle du tourisme. Je voudrais faire de belles photos, oui, montrer un paysage. Parler d'un endroit ?

J’ai surtout envie de donner des reproductions des souvenirs que j’acquiers au gré d’une visite à ceux qui comptent pour moi. J’ai envie de partager. Donner, au lieu de présenter un Nième faire-valoir.

Encore faut-ils que ceux à qui j’ai envie de donner veuillent bien recevoir. C’est pour ça que je donne le lien du blog, mais que je n’en fais pas plus l’apologie que ça. Il est là pour recueillir la pensée du moment, car elle aussi se partage.

Il est là pour recevoir vos réactions, épidermiques, enjouées, narquoises. Parfois malpolies (j’ai eu quelques commentaires injurieux que je n’ai pas publié parce qu’on ne donne pas une tribune aux trolls).

Un exemple : je suis allé au Parc Jean Drapeau, situé sur l'une des îles artificielles du Saint-Laurent. Pour pêcher, d’accord, mais aussi pour découvrir. J’ai été impressionné par le calme qui y règne. Pourtant, Montréal est en face. De l’autre côté. La verdure, le Saint-Laurent dans toute sa splendeur. L’eau qui se brise gentiment sur les rocs de la berge. Le repos, propice à la réflexion.

Car il ne se passe pas une journée sans que je réfléchisse à ma condition. De grandes questions qui reviennent de temps à autre, dans ces moments privilégiés qui favorisent l’introspection.

Ah oui, j’oubliais, je n’aime pas le tourisme. Il est bien trop léger, et vous l’avez deviné, j’aime quand les choses ont du sens. Un brin de cynisme n'a jamais tué personne :D

Bonne journée à vous.

jeudi 24 mai 2012

L'humour comme bouclier !


Coucou tout le monde !

Aujourd’hui, un peu de légèreté.

Petite anecdote qui s’est produite il y a de cela une semaine et demie. Un jeudi matin, je prends le métro à la station Fabre, pour partir au travail. Ce matin-là, des plaisantins ont jeté des grenades lacrymogènes dans les conduits d’aération de l’ensemble du réseau (comment ont-ils su comment paralyser le réseau entier, là est la question). Résultat : pompiers dépêchés de partout, tout le réseau est bloqué pendant presque deux heures. J’arrive au travail en retard, tout le monde est en colère.

Chaque annonce d’incident voit des regards inquiets se lever dans les rames le lendemain, dont le mien. Vais-je encore me retrouver bloqué pendant une heure et demie dans une rame à De Castelneau ?

Le soir, je rentre de la piscine, sur la ligne verte (la plus vétuste). Station McGill, l’annonce survient. Et merde…
Les portes sont ouvertes, cinq minutes s’écoulent. Les gens murmurent, on sent la tension.

Soudain, retentit un autre signal. Une annonce du conducteur de la rame.

« Vous inquiétez pas, on change les piles. On va r’partir. »

Là, tout le wagon explose de rire…

Comment désamorcer une situation stressante ? Un brin d’humour fait parfois toute la différence. J’ai moi-même bien rigolé ce soir-là.

Bises à tous :-)